J'suis méfiante envers tout le monde. J'ai tout l'temps été de même. J'suis même pas capable de faire confiance à mon chum su'l sens du monde. J'arrive même pas à comprendre comment il peut m'aimer. Dans ma tête ça fit pas. Je l'aime comme une dingue mais y'a toujours c'te putain de sentiment-là qui m'suit partout. J'ai eu une totale confiance en une personne dans ma vie, pis c'tait toi. Pis t'es parti. T'étais le seul que j'aimais comme ça, le seul qui me donnait l'impression de vraiment compter en retour. Le seul à qui j'aurais tout dis. Le seul pour qui je m'en serais vraiment sortie. Le seul qui me donnait une raison de croire. Le seul, qui je le pensais, me ferait jamais souffrir. Le seul dont j'avais pas peur. Le seul dont je me serais jamais méfiée. Pis t'es parti. Je regarde le ciel pis j'te fais croire que j'vais bien. Mais j'suis morte d'en dedans depuis le soir où j'ai réalisé que j'étais vraiment en train de te faire des Adieux. J'te fais croire que j'vais bien pis que j'suis en paix avec moi-même, mais j'arrête pas de me battre contre moi-même. J'arrête pas de chercher le truc qui comblera le vide que t'as laissé en dedans de moi. T'arrivais à me faire sentir apprécié pis j'avais même pas besoin de me poser des questions. Pourtant le jour où j'ai su que c'était fini, j'ai pas arrêté de maudire la terre pis de chercher des réponses. Pour moi c'était impossible que ça finisse. J'allais te voir éternellement soir et matin, t'allais me réchauffer le c½ur avec un sourire et me permettre de passer au travers de ma journée, heure après heure. Mais t'es parti. Parce que j'suis grande maintenant pis normalement je suis capable de m'en sortir toute seule. Mais c'pas de ça que j'ai de besoin. J'ai pas besoin de ton support, parce que je me suis déjà sorti de la plus grosse marde grâce à toi. J'ai juste besoin de ta présence, parce que criss j'tais ben avec toé pis dans ces moments-là j'avais l'impression de devenir quek un. J'hurle ma douleur ou je la regarde couler sur mon bras, en me demandant ce que je serais devenue aujourd'hui si j'avais vraiment pu faire parti de ta vie. Des fois je me demande si tu le sais comment t'as compté pour moi, si des fois comme moi tu te souviens, si des fois ça te fais un pincement au c½ur toi aussi. Pis le pire, c'est que je réussissais à le sentir, que tu m'appréciais vraiment, que ça t'affectait vraiment quand j'allais pas, pis que ça te faisait mal à chaque fois que je me coupais. Je te sentais sincère avec moi pis j'avais même pas besoin de chercher pourquoi, ou de me demander si c'tait vraiment réel. Tu réussissais à me le faire ressentir si bien, que j'avais l'impression que c'était écrit dans le ciel depuis des siècles que t'étais LA personne qui marquerait ma vie à tout jamais. Pis j'arrive même pas à te le dire.
____Ediit du 4 Octobre 2009.
Quand on a commencé à se perdre, en 2006, pis quand je t'ai fais mes Adieux après un show de St-Jean, tu m'as dis, avec un sourire en coin... « Tu trouveras ben quelqu'un pour me remplacer... » Pis je t'ai dis que ça se pouvait pas. Que ça serait jamais possible. Je commence à avoir ces mêmes papillons dans le ventre quand je le vois. Ce genre de papillons de joie, de bonheur... de soulagement, que j'avais, quand je te voyais toi. Mais il n'est pas toi. T'as été le premier à me faire comprendre et à me faire sentir que j'étais vraiment quelqu'un. Tu seras toujours le seul et l'unique. Oh, et puis... Tu te rappelles quand je t'ai dis sur Facebook que je recommencerais la basse et que tu m'as dis que tu voulais des preuves ? Check moi ben aller, ça s'en vient... :)